Tous les fichiers de l’entreprise soudain illisibles, remplacés par une extension inconnue, et une note qui exige un paiement en cryptomonnaie pour les récupérer : c’est le scénario d’une attaque par rançongiciel (ransomware). Ce n’est plus réservé aux grands groupes — les TPE/PME, souvent moins protégées, en sont aujourd’hui une cible privilégiée. Voici comment réduire le risque, et comment réagir si ça arrive quand même.
Comment un ransomware s’installe, la plupart du temps
Dans la grande majorité des cas, l’infection part d’un geste anodin : une pièce jointe piégée ouverte dans un email de phishing (voir notre article sur comment reconnaître un email de phishing), un accès à distance mal protégé exposé sur internet, ou un logiciel resté sans mise à jour de sécurité. Une fois entré, le programme chiffre les fichiers accessibles — y compris souvent ceux des disques réseau partagés — avant même qu’un salarié ait le temps de s’en apercevoir.
Réduire le risque : les bons réflexes
- Des sauvegardes régulières et déconnectées du réseau principal (voir notre article sur la règle 3-2-1) — c’est la meilleure protection contre la demande de rançon : si les données sont restaurables, l’attaque perd son effet de levier.
- Des mises à jour appliquées sans attendre sur les postes, serveurs et équipements réseau — beaucoup d’attaques exploitent des failles déjà corrigées par l’éditeur, mais jamais installées.
- Un antivirus à jour sur tous les postes, pas seulement sur le serveur.
- Des accès limités : chaque utilisateur ne devrait accéder qu’aux dossiers dont il a réellement besoin — ça limite la propagation si un compte est compromis.
- Une sensibilisation régulière des équipes, le maillon humain restant la porte d’entrée la plus fréquente.
Si l’attaque a déjà eu lieu : les premiers réflexes
Les premières minutes comptent :
- Débrancher immédiatement le poste concerné du réseau (câble, Wi-Fi) pour limiter la propagation aux autres machines et aux serveurs.
- Ne pas éteindre la machine ni la réinstaller tout de suite — certains éléments utiles à l’analyse et à une éventuelle récupération peuvent être perdus.
- Ne pas payer la rançon dans la précipitation : rien ne garantit la récupération des fichiers, et cela finance les attaquants pour la suite.
- Prévenir votre prestataire informatique pour isoler l’infection et évaluer l’étendue des dégâts avant toute action.
- Si des données personnelles sont concernées, une déclaration à la CNIL peut être obligatoire sous 72h en cas de fuite avérée — un point à vérifier rapidement avec votre prestataire.
Anticiper plutôt que subir
Un plan de reprise simple — qui sauvegarde quoi, à quelle fréquence, et qui appeler en cas de problème — se prépare à froid, pas le jour de l’attaque. C’est souvent la différence entre une interruption de quelques heures et plusieurs jours d’arrêt d’activité.
Nous protégeons les entreprises de Torcy, de Chennèvieres-sur-Marne et de tout le secteur contre les rançongiciels.
Contactez-nous pour faire le point sur la protection de votre entreprise face aux ransomwares, ou appelez le 01 60 04 11 62.
