Comment reconnaître un email de phishing (et réagir correctement)

Un mail qui semble venir de votre banque, de La Poste ou même d’un collègue, avec un lien à cliquer « en urgence ». C’est le scénario le plus courant par lequel une entreprise se fait piéger — et il touche aussi bien les grandes structures que les TPE d’une dizaine de salariés. Voici les signaux qui doivent vous alerter, et les réflexes simples à adopter.

Les signaux qui doivent vous mettre la puce à l’oreille

Un email de phishing bien fait ressemble de plus en plus à un vrai message professionnel. Quelques détails restent cependant difficiles à imiter parfaitement :

  • L’adresse de l’expéditeur ne correspond pas exactement au domaine habituel (ex : @banque-secure.info au lieu de @banque.fr).
  • Le message crée une urgence artificielle : compte bloqué, facture impayée, colis en attente, à traiter « sous 24h ».
  • Le lien affiché ne correspond pas à l’adresse réelle quand on passe la souris dessus, sans cliquer.
  • Une pièce jointe inattendue, notamment au format .zip ou .exe, ou un document Office qui demande d’« activer les macros ».
  • Des formulations légèrement maladroites ou une mise en page qui diffère des communications habituelles de l’expéditeur.

Pourquoi les TPE/PME sont des cibles de choix

Contrairement à une idée reçue, les petites structures ne sont pas épargnées — elles sont même particulièrement visées, car elles disposent rarement d’un service informatique dédié capable de filtrer ou de réagir rapidement. Un seul clic sur un lien piégé peut suffire à compromettre une boîte mail professionnelle, à propager un rançongiciel sur le réseau, ou à détourner un virement grâce à une usurpation d’identité (le fameux « fraude au président »).

Les bons réflexes, au quotidien

Quelques habitudes simples réduisent considérablement le risque :

  • Ne jamais cliquer dans l’urgence. Un vrai organisme ne menace pas de bloquer un compte en quelques heures.
  • Vérifier l’expéditeur en regardant l’adresse complète, pas seulement le nom affiché.
  • En cas de doute sur un virement ou une demande inhabituelle, appeler la personne concernée par un autre canal (téléphone) avant d’agir.
  • Ne jamais activer les macros d’un document reçu par mail si vous n’attendiez pas ce fichier.
  • Signaler le message suspect à votre prestataire informatique plutôt que de le supprimer directement — cela permet de vérifier si d’autres collègues ont reçu la même tentative.

Et si le mal est déjà fait ?

Si vous avez cliqué sur un lien suspect ou ouvert une pièce jointe douteuse, débranchez le poste du réseau (câble ou Wi-Fi) sans l’éteindre, et contactez immédiatement votre prestataire informatique. Plus l’intervention est rapide, plus les dégâts sont limités — c’est aussi valable si vous avez simplement un doute.

Contactez-nous pour un point sur la sécurité informatique de votre entreprise, ou appelez le 01 60 04 11 62.

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